Mai - juin 2011
| Le billet | |
|---|---|
|
Le rôle des aînés auprès des jeunes familles
Dans le cadre de la Semaine québécoise des familles (9 au 15 mai), j’ai pensé écrire sur la place des aînés ou des grands-parents au niveau de la famille.
Le rôle que les aînés ou grands-parents occupent dans les familles est étroitement lié aux représentations des relations intergéné-rationnelles dans notre société. Tout comme le rôle et les responsabilités des parents, ceux des grands-parents font l’objet d’importantes réflexions de bon nombre d’organismes impliqués dans des domaines qui touchent la famille. Dans notre réalité socio-économique, les aînés sont interpellés pour répondre à de nombreux besoins relatifs à diverses situations familiales (manque de stabilité et de sécurité pour les enfants, absence de modèles parentaux et de soutien familial, monoparentalité, etc.). Mais comment les aînés ou les grands-parents désirent-ils répondre à ces besoins ? Les aînés veulent être des personnes-ressources significatives pour les familles, sans pour autant « jouer » le rôle de parent ou d’intervenant. Aussi, le développement de relations entre personnes de tous âges menant à une solidarité intergénérationnelle devient de plus en plus nécessaire pour la structure familiale comme valeur fondamentale pour le mieux-être de notre société. Solidarité ou obligation ?... Notre réalité sociofamiliale nous oblige à développer une solidarité intergénérationnelle. Toutefois, cette réalité s’inscrit dans une autre réalité liée au vieillissement de la population et au désir des aînés de s’impliquer socialement pour aider les plus jeunes générations. Malgré leurs différences au niveau de certaines valeurs et de modes de vie, les plus jeunes générations et les aînés ont plusieurs points en commun. L’isolement, l’insécurité et la marginalisation sont vécus tant par les aînés que par les jeunes. Par conséquent, c’est souvent sur cette base qu’ils se rejoignent, s’apprivoisent et tissent des liens de solidarité. — Clémence Racine |
À vos plumes !
Afin d’enrichir notre bulletin, nous vous invitons à nous proposer des textes, notamment sous les rubriques suivantes :
Un brin de poésie Nous attendons vos textes avec grand intérêt, alors n'hésitez pas à remplir le formulaire « À vos plumes! ». La date de tombée pour nous soumettre vos textes est le vendredi 26 août 2011. |
| Les nouvelles MGPV | |
|---|---|
|
Un stage enrichissant
Comme par les années passées, nous avons accueilli deux stagiaires en technique de travail social du cégep Marie-Victorin. Leurs stages se terminaient le 7 avril dernier. Nous leur avons demandé de nous écrire un petit témoignage de leur expérience à la Maison. Voici donc les textes de Laura et Mélissa :
Lors de mon stage à La Maison des Grands-Parents de Villeray, ce que j'ai pu voir de cet organisme m'a appris énormément de choses sur le milieu communautaire. Le premier jour, j'ai figé. Je me retrouvais avec des gens que je voyais et à qui je parlais pour la première fois. Cependant, Madame Clémence a été très patiente avec moi et je trouve que cet organisme ira très loin, car les aînés bénévoles ont beaucoup de joie de vivre en ayant le désir de s'impliquer auprès de toutes générations. De plus, j'ai eu une bonne expérience et j'avais l'impression d’être une stagiaire qui pouvait apporter quelque chose à l'organisme. C'est pourquoi j'ai eu la chance d'avoir une équipe formidable qui a pu répondre à mes questions. De plus, j’ai rencontré des gens qui m'ont bien renseignée sur le fonctionnement de l'organisme, les activités auprès des enfants, de la famille, des parents, des adolescents et de la communauté. — Laura Pascal Mon passage à La Maison des Grands-Parents fut très apprécié. J’ai pu connaître et côtoyer des gens formidables. Bien que cela ait été un travail scolaire, j’ai toujours trouvé agréable de passer tous mes jeudis auprès de vous. Je ne voyais plus cela seulement sous un angle d’étude mais plutôt comme « mon petit bonbon de la semaine ». Je tiens à remercier tous les responsables, bénévoles et participants de la Maison, puisque chacun de vous m’a apporté quelque chose d’enrichissant. À bientôt !— Mélissa Taillefer Merci Laura et Mélissa de votre implication et bonne chance dans la poursuite de votre formation de futures travailleuses sociales.— Clémence Racine Semaine de l'action bénévole
Plus d’une quarantaine de bénévoles étaient présents au 5 à 7 du 12 avril dernier pour souligner la Semaine de l’action bénévole. Par cet événement, nous voulions exprimer aux bénévoles notre reconnaissance pour leur implication et leur générosité envers toutes les générations.
Ce fut un beau moment de rencontre autour d’un petit buffet et, cette année, pour la première fois dans une ambiance musicale. En effet, pour l’occasion, nous avions fait appel au talent d’une jeune musicienne. Pour les nouveaux bénévoles, ce fut aussi la possibilité de développer davantage de liens avec les autres bénévoles et de sentir qu’ils font partie d’une belle et grande équipe. — Clémence Racine Fête des bénévoles à l'école Hélène-Boullé
Le 20 avril dernier, tous les bénévoles travaillant auprès des enfants de l’école Hélène-Boullé ont été invités à une grande fête. Après un mot de bienvenue du directeur, les bénévoles ont défilé dans les corridors bordés d’une haie d’honneur d’enfants très enthousiastes. Chaque bénévole était ensuite reçu dans la classe de l’enfant qu’il accompagne au cours de l’année ; les élèves avaient préparé un petit spectacle pour eux et offraient à chacun une carte de leur confection dans laquelle ils exprimaient leur reconnaissance.
Les bénévoles et le personnel de l’école se sont ensuite retrouvés pour un vin d’honneur et pour assister à un spectacle offert par les élèves musiciens. La fierté et le plaisir, parfois teintés de timidité, que chacun démontrait étaient très touchants. Nous avons tous applaudi chaleureusement ces talents en émergence et avons quitté l’école, heureux de constater que notre travail est apprécié. — Nicole Cyr |
Bazar du 4 au 5 mai
Le succès du bazar est venu par l’effort collectif du groupe. Malgré le temps maussade, le sourire et la bonne humeur étaient au rendez-vous. Le désir de réussir se voyait.
Merci aux bénévoles et bravo à toutes ! — Jacqueline Giguère Atelier photos ados-aînés — Sténopé
Le samedi 7 mai eut lieu une nouvelle activité ados-aînés de la Maison, la photographie. Et les jeunes furent nombreux au rendez-vous, plus d’une douzaine. Certains étaient déjà venus pour l’activité Art et musique, pour d’autres, c’était une première.
L’animateur, Éric Bergevin, et ses aides, avaient installé une chambre noire dans les toilettes du sous-sol. Car le sténopé, c’est la photographie presque à son origine : une chambre obscure dans laquelle est percé un trou minuscule, et où l’on insère un film. Là, cette chambre était une simple boîte de conserve, une boîte ayant contenu du café et dont le couvercle se visse. L’intérieur est peint en noir. Dans la chambre noire, juste éclairée par deux ampoules rouges, on y place du papier photo, en face du petit trou, on referme, et l’on sort prendre la photo. On pose la boîte, on retire un collant, l’exposition dure trente secondes — il y avait du soleil ! cette journée-là — et l’on replace le collant, puis on retourne en chambre noire. Le bain de révélateur, une minute ; le bain d’arrêt, trente secondes ; le bain de fixation, une minute encore ; puis le rinçage à l’eau claire pour une dizaine de minutes. Et les photos étaient mises à sécher, suspendues à une ficelle, sur la terrasse. Bien sûr, les photos sont en négatif, les blancs sont noirs et les noirs blancs. Les jeunes se sont bien amusés, et les aînés également. Et un nombre impressionnant de photos furent prises et développées. L’animateur avait amené un très vieil appareil, un Graflex vieux de près de cent ans, avec lequel l’on prit des photos de groupes. Et également un ordinateur, et tous les accessoires nécessaires pour numériser les photos, les inverser et les imprimer. Ce fut une très belle journée. Et une autre, un peu différente, aura lieu à la mi-juin. — Philippe Trolliet Nos brunchs intergénérationnels
Les brunchs sont toujours l’occasion d’échanger sur divers sujets qui rejoignent toutes les générations. C’est aussi une façon sympathique, pour les personnes qui ne connaissent que peu ou pas la Maison, d’y faire un premier contact.
Le brunch du 10 avril dernier sous le thème « Chantons ensemble le printemps » a rejoint une vingtaine de personnes de tous âges. Après avoir savouré croissants, fromage, pâtés, fruits, jus et café, les chansons étaient au rendez-vous. Quelques participants de l’activité de chant ont donné la première note et de façon toute spontanée, avec l’aide des cahiers de chant, le groupe a suivi tout simplement pour le plaisir de chanter. Ce petit moment musical a donné le goût à certaines personnes de se joindre au groupe de chant du jeudi après-midi. Par ailleurs, le dimanche 15 mai, dans le cadre de la Semaine québécoise des familles, nous avons organisé un brunch sous le thème « Les valeurs familiales selon les cultures ». Malgré une température très pluvieuse, une vingtaine d’adultes dont quelques familles avec de jeunes enfants étaient présents. Shani, organisatrice communautaire pour le projet Rapprochement interculturel de Villeray (RIV), qui avait gentiment accepté d’animer la deuxième partie du brunch, a favorisé des échanges très enrichissants sur les valeurs familiales. Aussi, l’apport de son expertise sur le plan interculturel a permis de mieux comprendre certaines réalités familiales, peu importe leur origine culturelle, et ainsi de briser certains préjugés interculturels. — Clémence Racine |
| Le coin du souvenir | |
|---|---|
|
Milou à la messe
Alors que nous passions nos étés dans les Laurentides, au milieu des années 50, notre ami Richard avait offert ses services d’enfant de chœur pour la période des vacances, afin de se faire un peu d’argent de poche. Par esprit de solidarité — et pour le plaisir de l’évasion matinale — nous avions accepté son invitation à l’accompagner.
Au matin, un silence moite nous accueille un à un, la vaillance témoignée la veille un peu émoussée par le sommeil. Nous nous rassemblons, une vingtaine d’entre nous, devant la plage déserte qui attendra notre retour. Nous enfourchons notre vélo et disparaissons silencieusement sur la route. Dès le premier tournant, la randonnée s’anime de rires et de chassés-croisés qui se poursuivent tout au long des quelques kilomètres tortueux qui nous mènent au lac voisin. Personne, cependant, n’a remarqué que Milou, le jeune beagle de Michel, court derrière nous. Entré discrètement dans la petite chapelle de bois blanc, Milou explore tous les recoins de ce nouvel édifice aux odeurs mystérieuses. Il se faufile entre les prie-dieu et renifle les jupes des bonnes dames qui sursautent, avec des petits cris aigus, au frôlement de l’intrus poilu. Le curé prie le propriétaire de l’indésirable de bien vouloir le sortir de la chapelle. L’air contrit, Michel porte son chien délinquant dehors. Mais pourquoi un jeune chien se priverait-il du plaisir d’aiguiser ses canines sur les coins de l’estrade en bois qu’il venait juste de repérer au pied de l’autel ? Milou se glisse par la porte entrebâillée et, sans que personne ne porte attention au cliquetis de ses griffes sur le plancher, il se faufile jusqu’à l’estrade convoitée et s’adonne frénétiquement à son plaisir sacrilège. Devant l’impuissance de chacun de nous à rappeler cet impie sans nous faire remarquer par le curé, Michel doit se rendre à l’avant sous le regard réprobateur des dévotes, contourner la balustrade et s’avancer jusque dans le chœur pour récupérer l’animal sacrilège. La vague de fous rires atteint bientôt tous les membres de la troupe et nous oblige à sortir de la chapelle. À la fin de la messe, Richard rejoint, dans le stationnement, ceux qu’il n’est plus certain de considérer comme ses amis. Il est finalement contaminé par notre rire contagieux et nous repartons, pédalant à toute vitesse, vers le quotidien profane des cris joyeux et des grondements des moteurs de yachts, Milou à nos trousses, ses grandes oreilles battant au vent. — Nicole Cyr Parmi mes souvenirs…
« Vous vous rappelez au temps du guignol et de la dentelle… C’était la belle époque des pianos nostalgiques » Claude Léveillée Je suis née à une époque charnière, les années 40, quelques années à peine avant les multiples changements de notre société. En effet, ma sœur cadette, née que quelques années plus tard, n’a pas connu la majorité des objets ou situations décrits ci-dessous. Et vous, vous rappelez-vous :
Et j’en passe ! Et vous, quels souvenirs retenez-vous de vos jeunes années ? Je suis certaine que chacun et chacune pourraient allonger considérablement cette liste. Force est de constater que nos sociétés modernes ont vraiment évolué à pas de géant du point de vue technologique depuis les dernières cinquante ou soixante années et qu’elles continueront à le faire. À nous de nous adapter au changement, pour le meilleur et pour le pire. — Marité Perron |
|
| Place aux jeunes générations | |
|---|---|
|
Lecture en cadeau Voici la dernière partie des cartes de remerciements des enfants venant à l’aide aux devoirs qui ont chacun reçu un livre neuf, offert par les clients — et la libraire — de la librairie l’Écume des jours. — Philippe Trolliet |
|
|
|
|
|
|
|
![]() Merci beaucoup pour le beau livre. Jessy-Ann Glenen |
![]() Merci pour le beau livre que j’ai reçu en cadeau à Noël. Tchery Nerva Joseph |
| Chanson | ||
|---|---|---|
| Barcarolle Belle nuit Oh nuit d'amour Souris à nos ivresses Nuit plus douce que le jour Oh belle nuit d’amour Le temps fuit et sans retour Emporte nos tendresses Loin de cet heureux séjour Le temps fuit sans retour Zéphyrs embrasés Bercez-nous de vos caresses Zéphyrs embrasés Bercez-nous de vos caresses Donnez-nous vos baisers Bercez-nous De vos baisers Bercez-nous |
De vos baisers Belle nuit Oh nuit d’amour Souris à nos ivresses Nuit plus douce que le jour Oh belle nuit d’amour Oh belle nuit d’amour Souris à nos ivresses Souris à nos ivresses Nuit d’amour Belle nuit Oh belle nuit d’amour des Contes d’Hoffmann* * Ernst Theodor Wilhelm Hoffmann (1776-1822) : |
|
| À noter à votre agenda | |
|---|---|
|
Assemblée générale
La Maison des Grands-Parents de Villeray tiendra son assemblée générale annuelle, le mercredi 15 juin 2011 à 19 h. Toute personne, qu'elle soit membre ou pas, pourra y assister. Bienvenue à tous !
La Su-Père fête 2011
Le Regroupement pour la Valorisation de la Paternité (RVP) soulignera la fête des pères
Samedi 18 juin de 11 h à 17 h
au Patro Le Prevost,
7355, Christophe-Colomb Beau temps, mauvais temps, activités gratuites pour toute la famille.
Repas hot-dogs à 1,00 $.
La Maison des Grands-Parents de Villeray offrira une activité de photographie pour les ados. Pour plus d'info, communiquez avec Clémence Racine au 514-383-9108. |
La fête du Parc Jarry
Samedi 4 juin
Animation de 9 h à 15 h. Spectacle à partir de 15 h.
Apporter votre pique-nique pour le dîner et le souper.
La Maison des Grands-Parents de Villeray animera des activités de contes pour les enfants.
Horaire estival
La Maison des Grands-Parents de Villeray demeurera ouverte pendant les vacances d'été (juillet et août) :
du lundi au jeudi de 10 h à 16 h et Les aînés offriront diverses activités aux jeunes des camps d'été du Centre de loisirs communautaires Lajeunesse. Nous vous souhaitons un très bel été. |



Le bulletin « Mémoire collective » est une publication bimestrielle qui a pour but d'informer et de divertir les membres et l'entourage de La Maison des Grands-Parents de Villeray.
activité ados-aînés de la Maison, la photographie. Et les jeunes furent nombreux au rendez-vous, plus d’une douzaine. Certains étaient déjà venus pour l’activité Art et musique, pour d’autres, c’était une première.






Bulletin précédent